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Maj le 30/04/2017

Dans le cadre du Mois de la Femme, les rédactrices du site du Livre de poche jeunesse ont questionné Jacques à propos d’ANTIGONE et de JEANNE, sur le thème : Les héroïnes vues par un homme.


Tant qu’elles y étaient elles ont ajouté quelques questions sur son Parcours d’auteur.




Jacques Cassabois : Je ne les ai pas choisies. Ce sont elles qui se sont imposées à moi.

Mois de la Femme Les héroïnes vues par un homme

Jacques : Mon choix n’avait rien de volontaire, car je ne les connaissais ni l’une ni l’autre avant de m’intéresser de près à elles. Il n’avait rien non plus de féministe, même si le fait qu’elles soient des femmes m’a indéniablement attiré. Les batailles de Jeanne (qui a vécu) et d’Antigone (qui est fictive) sont universelles et traversent tous les genres. Elles invitent chacun à réfléchir sur le sens de sa vie et sa manière de la conduire au jour le jour.

L’une et l’autre accomplissent un devoir. L’une et l’autre sont des instruments du sacré.

Jeanne affirme la prédestination de sa vie qui la met au service d’une mission que sa tâche de vivant lui commande d’accomplir. Antigone impose l’idée que les lois de la conscience surpassent les lois de la cité et que celles-ci sont tenues de respecter celle-là.

La manière d’être de ces héroïnes, intransigeante, pugnace, lumineuse, désespérée, télescopait ma vie. Je me suis senti pris à parti, comme n’importe quel être humain peut l’être, qu’il soit homme, qu’il soit femme.

Jacques : Je crois que la part masculine de ma personnalité est heureusement flanquée d’une part féminine qui concourt à l’équilibre de l’ensemble. Il ne m’était donc pas difficile de puiser dans les réserves que j’avais sous la main. Quant à l’insoumission, le monde en général et notre pays en particulier, nous offrent chaque jour de multiples occasions de ruer devant l’ineptie des décisions prises par ceux qui nous gouvernent.

Jacques : Préférée ? Je n’en ai pas. Mais, avec Jeanne et Antigone j’aime aussi beaucoup Iseut.

Jacques : Je n’y ai pas pensé. Ce serait forcément une combattante, mais je ne m’inquiète pas, celle à laquelle je m’intéresserai fera comme les autres, elle se placera en travers de ma route et je sais d’avance que je me livrerai à elle avec délices.

Jacques : Les femmes qui m’impressionnent vraiment sont celles chez qui la compassion et la force de consolation côtoient la combativité la plus résolue. Pas celles qui, à force de mimétisme avec les hommes, sont devenues aussi mecs que les mecs.

Parcours d'auteur

Jacques Cassabois : Parce que c’est ainsi ! Parce que j’ai quelque chose à accomplir dans ce domaine particulier et que c’est prévu de longue date. Les fées ont déposé dans ma corbeille de naissance les qualités qui me permettent de mener cette tâche à bien. En d’autres termes, et pour ceux qui connaissent un peu l’astrologie, tout cela est clairement inscrit dans mon ciel de naissance. Ensuite, ma façon de mener la barque sur l’océan de ma vie, c’est une autre affaire, et mon libre arbitre n’arrête pas de s’en mêler.

Jacques : J’ai répondu par écrit à cette question. La réponse est ici, sur mon site.

Jeanne affirme la prédestination de sa vie qui la met au service d’une mission que sa tâche de vivant lui commande d’accomplir. Antigone impose l’idée que les lois de la conscience surpassent les lois de la cité et que celles-ci sont tenues de respecter celle-là.

La manière d’être de ces héroïnes, intransigeante, pugnace, lumineuse, désespérée, télescopait ma vie. Je me suis senti pris à parti, comme n’importe quel être humain peut l’être, qu’il soit homme, qu’il soit femme.

Jacques : Bien-sûr que mon expérience d’instituteur m’influence. On ne peut pas pratiquer une activité comme celle-là, pendant trente-cinq ans sans qu’elle laisse des traces profondes. J’ai donc toujours en tête, quand j’écris, des enfants particuliers que j’ai rencontrés. Ce sont des enfants exigeants, qui m’ont fait des réflexions inattendues, qui m’ont révélé des capacités étonnantes quand je les aidais à écrire des histoires. Des enfants réfléchis. Pas des singes savants qui savent mener les adultes par le bout du nez.

J’écris par conviction. Quels lecteurs mes livres auront-ils quand ils seront publiés ? Je n’en sais rien. Seront-ils lus à l’école ou pas ? Je n’en sais rien non plus. Je n’ai jamais été attiré par ces collections spécialisés dans la production de petits romans de circonstance destinés à l’école. Pour moi il n’y a qu’une seule sorte d’écrit capable de convenir aux élèves et à leurs enseignants, ce sont des textes forts, susceptibles d’éveiller, d’initier, de faire réfléchir et de comprendre le monde. Des œuvres de créateurs et non de faiseurs.

6 mars 2013